Maladie Coronarienne

Maladie Coronarienne
1. Maladie coronarienne: de l'angine de poitrine à l'infarctus
2. Le rôle du médecin


1. Maladie coronarienne: de l'angine de poitrine à l'infarctus

La maladie coronarienne reste, malgré les récents progrès de la lutte contre l'athérosclérose, une des premières causes de mortalité en France. De l'angine de poitrine au postinfarctus, nous disposons cependant aujourd'hui d'un nombre important de médicaments efficaces, de diverses classes thérapeutiques. Le pronostic de l'infarctus s'est amélioré ces dernières années de façon spectaculaire. Mais il reste toujours aussi inquiétant d'entendre l'appel d'un patient qui a la poitrine prise « comme dans un étau ». Lorsque l'infarctus paraît probable, le relais du médecin de ville est très vite pris par les équipes d'urgence du Samu, puis du service de réanimation de l'hôpital.

2. Le rôle du médecin

Le rôle du médecin s'exerce aujourd'hui, non seulement avant l'infarctus, contre l'angine de poitrine, mais encore après, une fois la crise passée et le malade sorti de l'hôpital. Avant l'infarctus, les anti-angoreux sont bien sûr de son ressort - mais ils ne doivent pas faire oublier le traitement des facteurs de risque, à commencer par l'hypertension artérielle, l'hypercholestérolémie et le tabagisme. Après l'accident, le traitement du postinfarctus inclut aujourd'hui toute une série de médicaments dont l'efficacité est bien démontrée. C'est le double rôle du médecin de s'assurer que son patient bénéficie bien de toutes les chances que peuvent lui offrir les développements thérapeutiques récents

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# Posté le vendredi 31 août 2007 12:26

Modifié le samedi 01 septembre 2007 09:33

Troubles du Rythme

Troubles du Rythme
1 – Que sont les « troubles du rythme » ?
2 – Plusieurs sortes de troubles du rythme
3 – Quelles peuvent être leurs conséquences ?
4 – Comment se traitent-ils ?

1– Que sont les « troubles du rythme » ?

Le c½ur bat grâce à des impulsions électriques selon un rythme régulier. Au repos, son rythme normal est de 60 à 90-100 battements par minute.
Le courant électrique qui l'anime naît dans une zone du c½ur - le n½ud sinusal, au niveau de l'oreillette droite - qui joue le rôle de centrale électrique. Il parcourt ensuite les deux oreillettes (droite et gauche) et provoque leur contraction, ce qui fait passer le sang des oreillettes vers les ventricules. Il arrive ensuite dans la zone située à la jonction entre les oreillettes et les ventricules, le n½ud auriculo-ventriculaire, d'où il est dispatché vers les deux ventricules, et provoque là une contraction homogène et puissante pour que le sang sorte du c½ur et circule dans tout le corps.
Pour diverses raisons, cette belle mécanique peut se dérégler. Le rythme des battements cardiaques devient alors irrégulier et/ou inadapté : c'est ce qu'on appelle un trouble du rythme ou une arythmie.
Ces troubles peuvent être ponctuels (ils sont alors appelés paroxystiques) ou permanents.

2 – Plusieurs sortes de troubles du rythme

Les troubles du rythme sont nombreux et diffèrent selon l'origine et la localisation de l'anomalie électrique. Voici les plus fréquents :

La bradycardie sinusale se définit comme des battements cardiaques trop lents (moins de 60 par minute) mais réguliers. Ce trouble peut être secondaire à certaines maladies comme l'hypothyroïdie, par exemple, mais est due le plus souvent à la prise de médicaments. Chez les grands sportifs, elle est le résultat d'une adaptation physiologique à l'effort.

La tachycardie sinusale correspond, à l'inverse, à des battements cardiaques réguliers mais trop rapides (supérieurs à 120 par minute). Ce trouble peut être secondaire à certaines maladies (fièvre, hyperthyroïdie,...) mais aussi à une consommation excessive d'excitants (café, thé, tabac, alcool...) ou de médicaments (amphétamines...).

Les extrasystoles sont des contractions anormales du c½ur qui se rajoutent aux battements normaux et qui génèrent de brefs repos compensateurs. Ces instants de repos compensateurs sont souvent perçus comme une sensation d'arrêt momentané du c½ur mais les extrasystoles sont le plus souvent bénignes.

La fibrillation auriculaire est due à des contractions anarchiques, trop rapides et inefficaces des oreillettes (tachycardie des oreillettes). Les ventricules « suivent » comme ils peuvent, à un rythme plus lent que celui des oreillettes, mais irrégulier.
Une fibrillation auriculaire peut avoir plusieurs causes : hypertension artérielle, maladies des valves cardiaques, hyperthyroidie ... Dans 20% des cas, elle survient en l'absence de toute anomalie cardiaque : c'est la fibrillation auriculaire idiopathique.

Le Flutter auriculaire et la tachycardie auriculaire sont 2 formes d'arythmie qui touchent aussi les oreillettes ; les contractions de ces dernières deviennent très rapides (200 à 350 pour le flutter, 180 à 200 pour la tachycardie auriculaire), mais restent régulières. Là aussi, les ventricules « suivent » comme ils peuvent, mais à un rythme régulier. Ces troubles sont généralement consécutifs à des maladies cardiaques, mais peuvent aussi survenir sur un c½ur sain.

La maladie de Bouveret ou tachycardie de Bouveret se caractérise par la survenue brutale d'une tachycardie régulière entre 180 et 220 battements par minute, qui disparaît généralement spontanément et tout aussi brutalement qu'elle est arrivée. Ce trouble du rythme, touchant plus fréquemment les femmes jeunes, est angoissant et désagréable mais le plus souvent bénin.

Les arythmies ventriculaires (tachycardie et fibrillation ventriculaires), au cours desquelles les ventricules se contractent trop vite et indépendamment des oreillettes. Le plus souvent consécutives à des maladies cardiaques ou à certaines intoxications médicamenteuses, ce sont des accidents graves, pouvant être à l'origine de décès.

3 – Quelles peuvent être leurs conséquences ?

Certains troubles du rythme sont bénins, comme la maladie de Bouveret ou certaines extrasystoles, mais la plupart imposent un avis cardiologique et un bilan diagnostique détaillé, qui peuvent être réalisés sans urgence.
Les troubles bénins génèrent essentiellement des sensations de palpitations voire de malaises, mais n'entraînent pas de perte de connaissance brutale.
Par contre, les troubles de type fibrillation auriculaire, flutter ou tachycardie auriculaire nécessitent un bilan cardiologique poussé et rapide car ils peuvent avoir des conséquences graves : formation de caillots sanguins au niveau des oreillettes pouvant migrer au cerveau (Accident Vasculaire Cérébral ou AVC), dans les artères des membres, voire exceptionnellement au poumon (embolie pulmonaire), essoufflement, malaise, perte de connaissance...
Quant aux arythmies ventriculaires, elles imposent une prise en charge urgente, surtout lorsqu'il existe une maladie cardiaque sous-jacente.
Un traitement adapté permet de pallier à ces conséquences.

4 – Comment se traitent-ils ?

Les traitements varient en fonction de plusieurs critères : cause des troubles, localisation, manifestations, gravité et âge de la personne concernée. Le plus souvent, un traitement médicamenteux est suffisant pour traiter efficacement la plupart.
En cas d'échec, il peut être fait appel à des thérapeutiques interventionnelles : réalisation d'un choc électrique externe, ablation par radiofréquence ou mise en place d'un défibrillateur automatique implantable.
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# Posté le vendredi 31 août 2007 12:25

Modifié le samedi 01 septembre 2007 09:33

Pression Artérielle

Pression Artérielle
1. Qu'est-ce que la pression artérielle ?
2. Qu'est-ce que l'hypertension artérielle ?
3. La surveillance de la pression artérielle
4. Pourquoi suis-je hypertendu ?
5. Les médicaments contre l'hypertension


1. Qu'est-ce que la pression artérielle (PA) ?
• La pression artérielle ou plus communément la tension, est définie par 2 chiffres comme l'a exprimée votre médecin (par exemple : 13/8)
• La pression artérielle systolique, c'est le chiffre le plus haut. Il correspond à la pression qui règne dans les artères quand le c½ur se contracte.
• La pression artérielle diastolique, c'est le chiffre le plus bas. Il correspond à la pression artérielle qui règne dans les artères quand le c½ur se remplit.
La pression artérielle varie beaucoup d'un moment à l'autre en fonction de l'activité. Par exemple, lors d'un effort, la pression augmente.


2. Qu'est-ce que l'hypertension artérielle ?

La pression artérielle normale se situe en dessous de 14/9 au repos. On parle de diagnostic d'hypertension artérielle si la PA est égale ou dépasse 14/9 lors de plusieurs consultations consécutives chez le médecin.

L'hypertension artérielle (HTA) est très fréquente : en France, 10% de la population est concernée (on compte 7 millions d'hypertendus).

L'HTA est souvent découverte fortuitement par un examen de dépistage. On parle de maladie silencieuse car elle se manifeste rarement par des symptômes.

A long terme, l'HTA a des conséquences sur le c½ur, les vaisseaux, les reins et les yeux.


3. La surveillance de la pression artérielle

La prise de la pression artérielle va permettre à votre médecin de surveiller l'évolution de votre pression artérielle et le cas échéant d'instaurer un traitement. L'objectif du traitement de l' HTA est de ramener les chiffres le plus près de la normalité c'est-à-dire inférieurs à 14/9.

Il a été clairement démontré que le traitement de l'HTA permettait d'éviter la survenue des complications cardiovasculaires.


4. Pourquoi suis-je hypertendu ?

Dans la très grande majorité des cas, on ne découvre pas de cause précise, mais certains facteurs prédisposent à l'HTA :
• l'âge,
• l'hérédité : avoir des parents hypertendus augmente le risque de développer soi-même une hypertension,
• le surpoids et l'obésité, et plus généralement la sédentarité
• le stress
Les hommes peuvent souffrir d'hypertension avant l'âge de 60 ans.

Le plus souvent, les femmes peuvent le devenir à partir de 60 ans, après la ménopause.

Enfin, certains médicaments (cortisone, contraception orale....) favorisent l'apparition d'une hypertension.

En luttant contre certains de ces éléments (mode de vie, surpoids, obésité, sédentarité), il est possible de faire baisser les chiffres de tension de manière très significative.


5. Les médicaments contre l'hypertension

Ils sont prescrits par votre médecin afin de diminuer les chiffres tensionnels en complément des règles d'hygiène de vie.

La prise régulière de ces médicaments est très importante afin de contrôler en permanence l'HTA.

Si des effets indésirables surviennent, il ne faut pas arrêter le traitement mais en parler rapidement avec votre médecin afin qu'il puisse corriger la prescription.

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# Posté le vendredi 31 août 2007 12:24

Modifié le samedi 01 septembre 2007 09:32

Thrombose Veineuse

Thrombose Veineuse
1. Qu'est-ce qu'une thrombose veineuse profonde ?
2. Comment se produit-elle ?
3. Quelles sont les situations qui favorisent ce phénomène ?
4. Est-ce toujours grave ?
5. Comment est-on sûr du diagnostic ?
6. Comment se traite une thrombose veineuse ?
7. Existe-t-il un traitement préventif ?


1. Qu'est-ce qu'une thrombose veineuse profonde ?

C'est l'obstruction d'une veine profonde par un caillot de sang ou thrombus. Sa formation n'est pas le fait du hasard mais la conséquence d'un des 3 phénomènes suivants :
• une altération de la paroi veineuse,
• une stagnation du sang dans les vaisseaux (ou stase veineuse),
• une anomalie du système de coagulation de l'organisme.


2. Comment se produit-elle ?

Le plus souvent, le caillot se forme à un endroit déjà lésé de la paroi veineuse. Cette formation est favorisée par une situation (voir ci-dessous) expliquant que le sang s'écoule plus lentement ou n'est plus assez fluide.

Si le caillot reste sur place et obstrue la veine, il s'agit d'une phlébite (ou thrombose veineuse). Le plus souvent, cette phlébite survient dans une veine profonde du membre inférieur.

Le mollet rougit, gonfle, devient dur et douloureux, à la palpation et à la marche. Ces signes s'accompagnent parfois d'une petite fièvre et d'une accélération de la fréquence cardiaque.

Parfois, le caillot se détache de la paroi de la veine et « voyage » dans le système vasculaire, aboutissant finalement dans l'artère pulmonaire, bouchant celle-ci ou l'une de ses branches. C'est l'embolie pulmonaire. Signes évocateurs : douleur dans la poitrine de type point de côté, sensation de manque d'air, toux (avec crachats sanguinolents), fièvre, tachycardie....



3. Quelles sont les situations qui favorisent ce phénomène ?

Toutes les situations qui expliquent que le sang s'écoule plus lentement ou n'est plus assez fluide :
• le vieillissement du système vasculaire lié à l'âge,
• des antécédents familiaux ou personnels de thrombose,
• la grossesse et l'accouchement,
• l'obésité,
• une insuffisance veineuse chronique,
• un dysfonctionnement du système de coagulation naturel (ou anomalie de l'hémostase),
• certaines maladies (cancers, insuffisance cardiaque et respiratoire, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, troubles du rythme cardiaques, etc.),
• une immobilisation prolongée (long voyage en avion ou en car, alitement consécutif à une opération, port d'un plâtre interdisant de marcher, etc.),
• les traitements hormonaux, dont la pilule contraceptive.


4. Est-ce toujours grave ?

Oui, c'est une urgence. Il faut réagir sans tarder sous peine de complications graves. Une phlébite sur 2 se complique d'embolie pulmonaire ; or, cette dernière est potentiellement mortelle, susceptible de provoquer dysfonctionnement cardiaque, arrêt cardiaque et décès.



5. Comment est-on sûr du diagnostic ?

Des symptômes et des circonstances qui peuvent faire penser à une phlébite doivent être confirmés par un examen que l'on appelle échographie-doppler veineux. Cet examen simple, rapide et indolore permet de visualiser l'ensemble des veines et de localiser le caillot.

En cas de suspicion d'embolie, 2 examens doivent être réalisés en urgence en milieu hospitalier : une scintigraphie pulmonaire et un angio-scanner. Ces 2 examens sont indolores et permettent d'affirmer le diagnostic dans la plupart des cas.



6. Comment se traite une thrombose veineuse ?

Le traitement de la phlébite est une urgence du fait du risque d'embolie pulmonaire. Cependant, il est réalisable en ambulatoire, sans hospitalisation, sous réserve d'un suivi médical et biologique très régulier. Il associe :
• anticoagulants (médicaments fluidifiant le sang), administrés d'abord par voie sous-cutanée puis en comprimés,
• contention veineuse par des bas ou des collants.
Selon la gravité de la phlébite, le traitement peut durer de 6 semaines à 6 mois.

L'embolie pulmonaire se traite aussi par anticoagulants et contention. Néanmoins, la gravité potentielle contre-indique le retour immédiat au domicile et impose une surveillance en milieu hospitalier les 1ers jours, parfois réanimation avec mise sous oxygène.

En cas d'embolie récente très grave, d'autres médicaments sont utilisés : les fibrinolytiques.

Le traitement anticoagulant doit être suivi entre 3 à 6 mois, voire à vie s'il existe une cause favorisante persistante (comme une anomalie de l'hémostase).


7. Existe-t-il un traitement préventif des phlébites ?

Oui, il en existe de 2 sortes :

la prise de médicaments anticoagulants :
• sur une courte durée en cas d'alitement ou d'immobilisation transitoire (maladie, intervention chirurgicale, plâtre),
• à vie en cas d'anomalie de la coagulation ou de maladie cardiaque.
le port de bas de contention :
• lors de certaines circonstances (voyage en avion par exemple) en cas de terrain prédisposé,
• à vie, en cas d'antécédents favorisants importants.
Enfin, attention au syndrome de la classe économique : lors d'un long voyage en avion, en cas d'insuffisance veineuse même légère, il est conseillé de porter des bas de contention, de se lever et de marcher dans les allées toutes les 2 heures pour se dégourdir les jambes, de boire beaucoup d'eau et d'éviter l'alcool
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# Posté le vendredi 31 août 2007 12:24

Modifié le samedi 01 septembre 2007 09:32

Infarctus du Myocarde

Infarctus du Myocarde
1. Qu'est-ce qu'un infarctus du myocarde ?
2. Quels sont ses symptômes ?
3. Quelles sont ses causes ?
4. Comment se fait le diagnostic ?
5. Quels sont ses traitements ?
6. Existe-t-il un traitement préventif ?


1. Qu'est-ce qu'un infarctus du myocarde ?

Un infarctus du myocarde correspond à une destruction d'une partie plus ou moins importante du muscle cardiaque (le myocarde). Il est occasionné par l'obstruction brutale, le plus souvent secondaire à la formation d'un caillot sanguin sur une plaque d'athérome, d'une ou de plusieurs des artères qui nourrissent le c½ur en oxygène (artère coronaire).

Cette obstruction se produit le plus souvent dans une zone de l'artère dont le diamètre interne (la lumière) est déjà rétrécie par une plaque d'athérome (dépôt de graisses dans la paroi interne de l'artère). La circulation sanguine dans l'artère coronaire est alors complètement interrompue. Les cellules en aval sont brutalement privées d'oxygène, n'arrivent plus à se contracter et meurent (= nécrose).

2. Quels sont ses symptômes ?

Un infarctus du myocarde survient parfois après une période marquée par des épisodes de douleur dans la poitrine (ou angine de poitrine ou angor) de plus en plus importants. Cette douleur évoque ordinairement un poids, une barre, une brûlure, un serrement en étau... au niveau de la poitrine (derrière le sternum). Elle peut irradier dans la mâchoire ou dans les bras et s'accompagner d'autres signes (essoufflement, fatigue, nausées, sueurs, pâleur, angoisse, vertiges, maux de têtes, etc.). Elle n'est pas vraiment différente de celle d'une angine de poitrine, mais dure plus longtemps, résiste à la prise d'un médicament vaso-dilatateur (trinitrine), et peut survenir au repos, le matin, ou après un repas copieux.

Un infarctus du myocarde peut également arriver de façon inopinée, silencieusement, sans aucun symptôme, notamment chez les personnes diabétiques : pas de douleur, mais le myocarde est néanmoins nécrosé d'une manière irréversible...

3. Quelles sont ses causes ?

L'infarctus du myocarde est une des manifestations de l'athérosclérose, maladie diffuse des artères caractérisée par le dépôt de graisses dans la paroi artérielle qui aboutit à la formation de plaques rétrécissant progressivement le diamètre des vaisseaux. Les facteurs de risque d'avoir un infarctus du myocarde sont les mêmes que ceux des autres maladies vasculaires comme l'angine de poitrine, l'accident vasculaire cérébral, l'artériopathie des membres inférieurs :
• des facteurs non modifiables : âge (hommes au dessus de 55 ans, femmes au dessus de 65 ans), sexe masculin, hérédité (antécédents familiaux d'affection cardiovasculaire prématurée - avant 55 ans chez le père ou un frère, avant 65 ans chez la mère ou une s½ur),
• des facteurs modifiables : tabac, hypertension artérielle, diabète, taux élevé de mauvais cholestérol (LDL cholestérol) et taux bas de bon cholestérol (HDL-cholestérol), obésité, manque d'activité physique régulière.

4. Comment se fait le diagnostic ?

Les symptômes de l'infarctus du myocarde étant très divers, la réalisation d'examens complémentaires est indispensable pour confirmer le diagnostic, principalement un électrocardiogramme (ECG) montrant des signes électriques spécifiques. Une douleur dans la poitrine prolongée, résistante à la trinitrine, avec des anomalies typiques sur l'ECG suffisent au diagnostic. Il se confirme ensuite par le dosage des enzymes cardiaques libérées par les cellules lésées du myocarde pour vérifier leur élévation.

5. Quels sont ses traitements ?

Un infarctus du myocarde est une urgence. Toute douleur thoracique prolongée survenant chez une personne âgée de plus de 40 ans ayant des facteurs de risque cardiovasculaire impose l'appel d'un service médical d'urgence pour la réalisation d'un électrocardiogramme puis hospitalisation si le diagnostic est confirmé. Le traitement consiste alors à déboucher en urgence l'artère occluse pour réoxygéner les cellules du myocarde qui souffrent avant qu'elles ne meurent, soit par un médicament "thrombolytique" pour détruire le caillot, soit par une coronarographie avec angioplastie pour désobstruer l'artère. Ce traitement sera d'autant plus efficace pour limiter la taille de l'infarctus qu'il est pratiqué tôt, dans les premières heures de la douleur.

A la sortie de l'hôpital, le traitement le plus important pour éviter d'autres accidents, est la correction des facteurs de risque. Sur le plan médical, un traitement médicamenteux de fond doit être pris à vie : "anti-thrombotique" comme l'aspirine, pour empêcher les plaquettes de s'agglutiner et diminuer ainsi le risque de formation d'un caillot de sang, et un médicament "anti-angineux" comme un bêta-bloquant pour ralentir le c½ur et diminuer les besoins en oxygène du muscle cardiaque.

6. Existe-t-il un traitement préventif ?

Oui, et c'est le meilleur ! Adopter un mode de vie qui permette de limiter les risques de survenue de l'infarctus : arrêt du tabac, équilibre de son alimentation (moins de beurre ou viandes grasses, plus de poissons, fruits et légumes), faire régulièrement de l'exercice, perdre du poids, corriger l'hypertension artérielle, le diabète et l'hypercholestérolémie s'ils existent. Il est démontré que le contrôle de ces facteurs permet de diminuer le risque d'évolution de l'athérothrombose et donc d'accidents graves.

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# Posté le vendredi 31 août 2007 12:23

Modifié le samedi 01 septembre 2007 09:32