I /AP et travail de l'équilibre :
A inclure dans chaque séance, qu'elle soit d'endurance ou de renforcement musculaire :
Objectifs :
Maîtriser le Jeu des appuis, l'Alignement des appuis ; le croisement des appuis
Réduire le polygone de sustentation
Avoir la Tête bien placée, le regard horizontal
Mouvements antero-postérieur, haut-bas avec les YO/YF
Etre capable de se maintenir en position statique
Se déplacer quelque soit la nature du sol
Apprendre à se relever si chute
1/ Equilibre dynamique
La marche sous toutes ses formes , avec ou sans partenaire : naturelle ou à l'amble, vers le haut, vers l'arrière, changement d'orientation , de direction
Marche en hauteur sur banc
Marche sur des sols différents (tapis, coussin, sable) avec des obstacles (partenaire, petit matériel)
2/ Equilibre statique
Utilise une chaise, pieds serrés, croisés, alignés sur talon sur demi-pointe, debout avec ou sans aide, jambes fléchies
- Statique debout : équilibre et oscillation du corps : avant arrière latéralement ( bien tenir la colonne vertébrale dans l'axe vertical)
Equilibre après un travail de la tête, bouger la tête vers l'avant, l'arrière, latéralement, regard vers le haut)
Equilibre après rotation du corps ( tourner sur plusieurs pas, tourner rapidement sur place)
Déplacer les bras peut perturber l'équilibre
- Statique assis : d'assis à debout yeux ouvert et yeux fermés
Travail unipodal : jambe d'appui tendu, jambe libre fléchie ou tendue, pied à plat ( pas en équin) toujours exiger un bon placement du pied dans l'axe pour éviter les problèmes de hanche et de genou
Travail sur plusieurs séances, jamais tout à la fois y ajouter des étirements et de la musculation.
- Au sol :
Descendre au sol et remonter : attention aux problèmes de genoux
Apprentissage de la chute ++++
3/ Prévention de la chute
Avoir une bonne souplesse, en particulier des chevilles
muscle du train porteur et du tronc à renforcer
Travailler les réflexes : jeux de balles
Toujours dédramatiser la chute, apprendre à se relever
Surveiller la fonction visuelle ( acuité, formes, couleurs..)
Attentions aux médicaments altérant la vigilance
Ne pas se lever brusquement, attention aux vertiges positionnels
II/ Osteoporose :
L'activité en endurance aérobie sera privilégiée en définissant comme intensité de référence à atteindre une fréquence cardiaque équivalente à 50-60% de la FC de réserve ; cette intensité peut être envisagée en continu ou en fonction de la possibilité du patient selon un protocole de 3 à 5 répétitions d'exercices fractionnés d'une durée 3' à 80% avec 3' récup active entre les répétions. En dehors de la marche, cette activité peut être proposée sur ergomètres type vélo, rameur ou elliptique. Proposer la gym aquatique et la musculation sur appareils. La marche nordique est possible, la course aussi, les études sur la marche rapide et la course montrent un effet positif sur la densité osseuse, en particulier au niveau lombaire et fémoral et quelques études montrent un effet positif sur le risque fracturaire à raison de 1.6 km trois fois par semaine.
Programme recommandée chez la personne ménopausée (Mayoux-Benhamou, Revel, EMC 1999):
- pronosupination contre résistance : avec des haltères ou une bouteille d'eau : 50 fois par jour en deux séries (carré pronateur)
- flexion de cuisse avec 3 kg (débuter par 500gr et monter progressivement ) à la cheville en position assise 50 fois par jour des deux côtés (psoas iliaque)
- trente extensions du tronc contre pesanteur (muscles erecteurs spinaux)
- abduction de cuisse en décubitus latéral et contre résistance (haltère de 1.5 kg accrochée à la cheville, (débuter par 500gr et monter progressivement )) 30 répétitions (moyen fessier)
Insister sur l'échauffement : exercices de mobilisation articulaire douce
Augmenter progressivement les amplitudes puis modérément les vitesses de sollicitation
Déplacements sans puis avec obstacles ( voir conseils chapitre ci-dessus sur l'équilibre):
- Marche normale
- Marche avec repères spatiaux (suivre lignes au sol)
- Marche funambule
Activités récréatives. Inclure jeux de balle, travailler les appuis se renvoyer une balle en appui d'abord bipodal puis unipodal sur un tapis de sol souple replié
Bondissements sur place voire Multibonds et exercices en charge si absence d'arthrose de hanche ou du genou. Modifier les positions dans l'espace. Importance de la musculature abdominale et perirachidienne : exercices de gainage et d'extension du rachis dorso-lombaire
Penser à la tonicité du plancher pelvien, toujours le renforcer avant d'insister sur les abdominaux. Insister sur les consignes de respiration
Limitation du risque de chute chez les plus de 60 ans : Insister sur le Travail de proprioception et d'équilibre
III/ Arthrose et AP
Au minimum trois fois par semaine 30 à 60 mn max, les autres modalités de fréquence sont moins performantes et/ou moins étudiées
Les règles hygiéno-diététiques : insister sur la nécessité d'une perte de poids.
Une éducation de type self-management de la douleur peut être envisagée avec le patient et la part des activités en décharge des articulations est à moduler en fonction des symptômes douloureux (épargne du capital articulaire pour optimiser la réalisation de l'objectif principal à savoir bouger).
Toujours échauffer avant la séance de 3 à 5 minutes
L'activité d'endurance à privilégier selon les modalités classiques.
Les exercices de renforcement musculaire des membres inférieurs sont à proposer de façon hebdomadaire afin d'améliorer la fonction de stabilisation articulaire (indiquer au patient qu'il est nécessaire d'éviter le travail à glotte fermée lors de ces exercices statiques). Pour le genou ( gonarthrose) on insistera sur le quadriceps ( en particulier chez les femmes en surpoids), pour la coxarthrose sur les fessiers :
- exercices de renforcement musculaire isométriques à 40-50% de la MCV (au début de la prise en charge pour contrôler le profil hypertendu), 6 secondes par contraction isométrique et jusqu'à 10 fois par jour.
- exercices de renforcement musculaire isotoniques à 40-50% de la RM, de 10-15 répétitions sur 8 à 10 muscles avec une progression quand le patient atteint ces objectifs-là de 10% à chaque fois
La réalisation d'exercices de mobilisation poly-articulaire en décharge et pluri-quotidiennement doit être encouragée. On évitera les compressions et on mettra en décharge au maximum.
Travail essentiel de proprioception à réaliser avec ballon ou à vide sur un sol meuble : fosse de longueur ou tapis de saut, travailler yeux ouverts puis yeux fermés, des exercices en bipodal, puis en unipodal. Y ajouter progressivement des déséquilibres poussés.
Travail de la souplesse : Des exercices de stretching doivent être recommandés : 3 à 5 fois par jour sur les muscles cibles, 5 jours par semaine.
IV/ Les entrainements à visée de sollicitations cardiologiques
Séance fluide, utiliser musique et chorégraphie ; pas de base, l'espace, la musique et le rythme
Travail avec un hypertendu (HTA) :
Lui exposer l'indication d'activités physiques en endurance (40 à 60% du VO2max) plutôt qu'en résistance et en musculation (possibilité de circuit training non continu avec des résistances élastiques notamment, des études parlent de l'intérêt du travail en renforcement musculaire, mais pour l'instant on les évitera pour débuter), 3 jours par semaine , 30 à 60 minutes par séance, en privilégiant les exercices musculaires sollicitant de façon préférentielle les membres inférieurs, en évitant les efforts à glotte fermée. Si le patient reprend une activité de randonnée et notamment en terrain vallonné fonction du contrôle de la PSA obtenu et du profil tensionnel lors du test d'effort, il peut être proposé au patient d'utiliser un tensiomètre au poignet et de relever pendant les sorties des couples de fréquence cardiaque et de pression sanguine artérielle pour contrôler le profil tensionnel en conditions de terrain.
Une épreuve d'effort cardiologique devra être encouragée (fréquence à définir selon l'avis du cardiologue) ; la fréquence cardiaque maximale (et la puissance maximale) atteinte à l'occasion de cette épreuve couplée au profil tensionnel au cours de l'épreuve aideront à la définition pratique des intensités d'activité (guidée par la surveillance de la fréquence cardiaque).
Circuit training autorisé, entraînement en force jamais au maximum.
V/ Les conseils généraux valables pour les séances avec tout les porteur de pathologies:
Planification, fixer des objectifs simples, facilement accessibles (micro-objectifs) Toujours analyser l'activité et la tâche, évaluer un niveau de pratique et définir un projet avec la personne
Passer par des étapes en ayant réalisé les objectifs intermédiaires puis finir par une évaluation du résultat.
Sur l'année passer du cycle « évaluation, initiation, familiarisation » à « l'apprentissage », à « l'intégration » puis la dernière phase de « perfectionnement ».
Certificat médical : obliger les sujets à avoir un certificat de non contre indication à la pratique de l'athlétisme de loisir et/ou de compétition. Si la compétition est envisagée dans l'année alors prendre un certificat de compétition.
Travail dans le domaine de la force chez un public pathologique après avis du médecin traitant :
Quelles charges utiliser ? Utiliser au début les élastiques tant que de besoin en augmentant les tensions régulièrement et progressivement, le choix des charges se fait selon le matériel dont vous disposez, des bouteilles d'eau peuvent servir pour les membres sup, les barres de musculations ...
Toujours s'échauffer et s'étirer avant puis faire une récupération.
Ne jamais dépasser 70% de la RM et 70% de la FC de réserve
Toujours bien combiner une faible intensité avec une haute fréquence des mouvements.
Objectifs à atteindre pour une personne s'entraînant deux fois par semaine (une en activité d'endurance et une en activité de renforcement musculaire) :
Initialement : tester la force maximale des groupes musculaires que vous désirez travailler et déterminer la RM atteinte sans que la fréquence cardiaque ne dépasse 90% de la FMT .
A un mois : Associer un travail en isométrie de tous les muscles ciblés : exercice de six secondes de contraction jusqu'à dix fois par muscle et ce jusqu'à dix fois par jour.
Pour le travail dynamique, débuter à 40-60% (selon la condition physique de base) de la RM en isotonie 8 à 15 répétitions sur 8 à 10 muscles avec augmentation de 10% de la charge chaque fois que l'objectif est atteint.
Placer toujours une semaine de récupération (travail à 50% des résultats obtenus) toutes les six semaines.
A trois mois, à six mois, les mêmes cycles de renforcement se déroulent, les progrès sont notés par une séance test tous les trois mois et les progrès encouragés et félicités.
Attention : Il est important que le patient apprenne à signaler à son médecin ou à l'éducateur toute sensation anormale survenant au cours d'un exercice :
Gêne ou douleur thoracique ou abdominale
Essoufflement anormal
Palpitations
Vertiges, impression de malaise
Obésité :
Pas de contre indication sur les obésités avec IMC<40 sauf complications cardiaques connues.
Privilégier les activités aérobies un peu longues à faible intensité et le renforcement musculaire sans poids.
On distingue deux phases :
Phase d'amaigrissement : 30 min trois fois par semaine à augmenter jusqu'à 150 min par semaine à intensité modérée.
Phase de maintien : ( 6-18mois) 200 à 300 minutes par semaine en intermittent
Diabète : Savoir distinguer type I et type II
Définition : concentration trop élevée de sucre dans le sang (>1g26/l à jeûn). L'insuline est produite par le pancréas c'est la seule hormone permettant au glucose d'être utilisé par les cellules du corps humain. Chez le diabétique, l'insuline ne remplit pas son rôle pour des raisons génétiques et/ou un défaut d'action ou de production. Le glucose s'accumule dans le sang et peut à la longue provoquer des complications ( yeux, reins, nerfs, c½ur vaisseaux
Diabète insulino dépendant type 1 : apparaît dès l'enfance, le pancréas ne sécrète plus d'insuline. Seules des injections régulières d'Insuline permettent le bon fonctionnement de l'organisme. Pas de limitation d'activité physique si le sportif maîtrise la gestion des doses d'insuline en fonction de l'effort, seules des complications de la maladie peuvent contre indiqué certains exercices.
Si la glycémie avant l'effort est >2,5g/l avec cétose certains déconseillent l'activité, ceci est actuellement discuté.
En cas d'hypoglycémie < 0,6g/l, il faut resucrer rapidement le sportif
Les type II non insulino dépendant : apparaît de plus en plus jeune, habituellement vers 40ans aujourd'hui vers 15 ans, il est dû à une insuline inefficace et/ou à la diminution progressive des capacités du pancrréas à sécreter de l'Insuline. Le traitement repose sur le régime amaigrisant, l'exercice physique et la prise de médicaments.
Les risques à l'effort sont surtout les hypoglycémies définies par la Glycémie < 0,60 g/l
• Elles apparaissent chez les:
• Diabétiques sous insuline
• Diabétiques sous sulfamides hypoglycémiants
Les signes liés à la décharge adrénergique sont des signes d 'alarme :
• Sueurs, tremblements, palpitations, paleur.
Ils sont parfois absents, ils faut pour le coach athlé santé savoir reconnaître et repérer les signes d'hypoglycémie et connaître les circonstances favorisantes ( exercice trop intense ou imprévu, repas sauté, dose d'insuline trop élevée, consommation d'alcool sans glucide avec).
• Il faut insister chez le diabétique à la disponibilité de produits de resucrage sur lui ( 15 gr de sucre saccharose : 3 morceaux de sucres, 1 verre de soda, 1 càc de miel ou confiture, 1 pâte de fruit) , au respect de l'autosurveillance glycémique ( contrôler lors des symptômes et 20 minutes après le resucrage puis 2 heures après), à la nécessaire gestion du glucagon et à l'adaptation du traitement : soit les doses d'insuline, soit les sulfamides hypoglycémiants.
A inclure dans chaque séance, qu'elle soit d'endurance ou de renforcement musculaire :
Objectifs :
Maîtriser le Jeu des appuis, l'Alignement des appuis ; le croisement des appuis
Réduire le polygone de sustentation
Avoir la Tête bien placée, le regard horizontal
Mouvements antero-postérieur, haut-bas avec les YO/YF
Etre capable de se maintenir en position statique
Se déplacer quelque soit la nature du sol
Apprendre à se relever si chute
1/ Equilibre dynamique
La marche sous toutes ses formes , avec ou sans partenaire : naturelle ou à l'amble, vers le haut, vers l'arrière, changement d'orientation , de direction
Marche en hauteur sur banc
Marche sur des sols différents (tapis, coussin, sable) avec des obstacles (partenaire, petit matériel)
2/ Equilibre statique
Utilise une chaise, pieds serrés, croisés, alignés sur talon sur demi-pointe, debout avec ou sans aide, jambes fléchies
- Statique debout : équilibre et oscillation du corps : avant arrière latéralement ( bien tenir la colonne vertébrale dans l'axe vertical)
Equilibre après un travail de la tête, bouger la tête vers l'avant, l'arrière, latéralement, regard vers le haut)
Equilibre après rotation du corps ( tourner sur plusieurs pas, tourner rapidement sur place)
Déplacer les bras peut perturber l'équilibre
- Statique assis : d'assis à debout yeux ouvert et yeux fermés
Travail unipodal : jambe d'appui tendu, jambe libre fléchie ou tendue, pied à plat ( pas en équin) toujours exiger un bon placement du pied dans l'axe pour éviter les problèmes de hanche et de genou
Travail sur plusieurs séances, jamais tout à la fois y ajouter des étirements et de la musculation.
- Au sol :
Descendre au sol et remonter : attention aux problèmes de genoux
Apprentissage de la chute ++++
3/ Prévention de la chute
Avoir une bonne souplesse, en particulier des chevilles
muscle du train porteur et du tronc à renforcer
Travailler les réflexes : jeux de balles
Toujours dédramatiser la chute, apprendre à se relever
Surveiller la fonction visuelle ( acuité, formes, couleurs..)
Attentions aux médicaments altérant la vigilance
Ne pas se lever brusquement, attention aux vertiges positionnels
II/ Osteoporose :
L'activité en endurance aérobie sera privilégiée en définissant comme intensité de référence à atteindre une fréquence cardiaque équivalente à 50-60% de la FC de réserve ; cette intensité peut être envisagée en continu ou en fonction de la possibilité du patient selon un protocole de 3 à 5 répétitions d'exercices fractionnés d'une durée 3' à 80% avec 3' récup active entre les répétions. En dehors de la marche, cette activité peut être proposée sur ergomètres type vélo, rameur ou elliptique. Proposer la gym aquatique et la musculation sur appareils. La marche nordique est possible, la course aussi, les études sur la marche rapide et la course montrent un effet positif sur la densité osseuse, en particulier au niveau lombaire et fémoral et quelques études montrent un effet positif sur le risque fracturaire à raison de 1.6 km trois fois par semaine.
Programme recommandée chez la personne ménopausée (Mayoux-Benhamou, Revel, EMC 1999):
- pronosupination contre résistance : avec des haltères ou une bouteille d'eau : 50 fois par jour en deux séries (carré pronateur)
- flexion de cuisse avec 3 kg (débuter par 500gr et monter progressivement ) à la cheville en position assise 50 fois par jour des deux côtés (psoas iliaque)
- trente extensions du tronc contre pesanteur (muscles erecteurs spinaux)
- abduction de cuisse en décubitus latéral et contre résistance (haltère de 1.5 kg accrochée à la cheville, (débuter par 500gr et monter progressivement )) 30 répétitions (moyen fessier)
Insister sur l'échauffement : exercices de mobilisation articulaire douce
Augmenter progressivement les amplitudes puis modérément les vitesses de sollicitation
Déplacements sans puis avec obstacles ( voir conseils chapitre ci-dessus sur l'équilibre):
- Marche normale
- Marche avec repères spatiaux (suivre lignes au sol)
- Marche funambule
Activités récréatives. Inclure jeux de balle, travailler les appuis se renvoyer une balle en appui d'abord bipodal puis unipodal sur un tapis de sol souple replié
Bondissements sur place voire Multibonds et exercices en charge si absence d'arthrose de hanche ou du genou. Modifier les positions dans l'espace. Importance de la musculature abdominale et perirachidienne : exercices de gainage et d'extension du rachis dorso-lombaire
Penser à la tonicité du plancher pelvien, toujours le renforcer avant d'insister sur les abdominaux. Insister sur les consignes de respiration
Limitation du risque de chute chez les plus de 60 ans : Insister sur le Travail de proprioception et d'équilibre
III/ Arthrose et AP
Au minimum trois fois par semaine 30 à 60 mn max, les autres modalités de fréquence sont moins performantes et/ou moins étudiées
Les règles hygiéno-diététiques : insister sur la nécessité d'une perte de poids.
Une éducation de type self-management de la douleur peut être envisagée avec le patient et la part des activités en décharge des articulations est à moduler en fonction des symptômes douloureux (épargne du capital articulaire pour optimiser la réalisation de l'objectif principal à savoir bouger).
Toujours échauffer avant la séance de 3 à 5 minutes
L'activité d'endurance à privilégier selon les modalités classiques.
Les exercices de renforcement musculaire des membres inférieurs sont à proposer de façon hebdomadaire afin d'améliorer la fonction de stabilisation articulaire (indiquer au patient qu'il est nécessaire d'éviter le travail à glotte fermée lors de ces exercices statiques). Pour le genou ( gonarthrose) on insistera sur le quadriceps ( en particulier chez les femmes en surpoids), pour la coxarthrose sur les fessiers :
- exercices de renforcement musculaire isométriques à 40-50% de la MCV (au début de la prise en charge pour contrôler le profil hypertendu), 6 secondes par contraction isométrique et jusqu'à 10 fois par jour.
- exercices de renforcement musculaire isotoniques à 40-50% de la RM, de 10-15 répétitions sur 8 à 10 muscles avec une progression quand le patient atteint ces objectifs-là de 10% à chaque fois
La réalisation d'exercices de mobilisation poly-articulaire en décharge et pluri-quotidiennement doit être encouragée. On évitera les compressions et on mettra en décharge au maximum.
Travail essentiel de proprioception à réaliser avec ballon ou à vide sur un sol meuble : fosse de longueur ou tapis de saut, travailler yeux ouverts puis yeux fermés, des exercices en bipodal, puis en unipodal. Y ajouter progressivement des déséquilibres poussés.
Travail de la souplesse : Des exercices de stretching doivent être recommandés : 3 à 5 fois par jour sur les muscles cibles, 5 jours par semaine.
IV/ Les entrainements à visée de sollicitations cardiologiques
Séance fluide, utiliser musique et chorégraphie ; pas de base, l'espace, la musique et le rythme
Travail avec un hypertendu (HTA) :
Lui exposer l'indication d'activités physiques en endurance (40 à 60% du VO2max) plutôt qu'en résistance et en musculation (possibilité de circuit training non continu avec des résistances élastiques notamment, des études parlent de l'intérêt du travail en renforcement musculaire, mais pour l'instant on les évitera pour débuter), 3 jours par semaine , 30 à 60 minutes par séance, en privilégiant les exercices musculaires sollicitant de façon préférentielle les membres inférieurs, en évitant les efforts à glotte fermée. Si le patient reprend une activité de randonnée et notamment en terrain vallonné fonction du contrôle de la PSA obtenu et du profil tensionnel lors du test d'effort, il peut être proposé au patient d'utiliser un tensiomètre au poignet et de relever pendant les sorties des couples de fréquence cardiaque et de pression sanguine artérielle pour contrôler le profil tensionnel en conditions de terrain.
Une épreuve d'effort cardiologique devra être encouragée (fréquence à définir selon l'avis du cardiologue) ; la fréquence cardiaque maximale (et la puissance maximale) atteinte à l'occasion de cette épreuve couplée au profil tensionnel au cours de l'épreuve aideront à la définition pratique des intensités d'activité (guidée par la surveillance de la fréquence cardiaque).
Circuit training autorisé, entraînement en force jamais au maximum.
V/ Les conseils généraux valables pour les séances avec tout les porteur de pathologies:
Planification, fixer des objectifs simples, facilement accessibles (micro-objectifs) Toujours analyser l'activité et la tâche, évaluer un niveau de pratique et définir un projet avec la personne
Passer par des étapes en ayant réalisé les objectifs intermédiaires puis finir par une évaluation du résultat.
Sur l'année passer du cycle « évaluation, initiation, familiarisation » à « l'apprentissage », à « l'intégration » puis la dernière phase de « perfectionnement ».
Certificat médical : obliger les sujets à avoir un certificat de non contre indication à la pratique de l'athlétisme de loisir et/ou de compétition. Si la compétition est envisagée dans l'année alors prendre un certificat de compétition.
Travail dans le domaine de la force chez un public pathologique après avis du médecin traitant :
Quelles charges utiliser ? Utiliser au début les élastiques tant que de besoin en augmentant les tensions régulièrement et progressivement, le choix des charges se fait selon le matériel dont vous disposez, des bouteilles d'eau peuvent servir pour les membres sup, les barres de musculations ...
Toujours s'échauffer et s'étirer avant puis faire une récupération.
Ne jamais dépasser 70% de la RM et 70% de la FC de réserve
Toujours bien combiner une faible intensité avec une haute fréquence des mouvements.
Objectifs à atteindre pour une personne s'entraînant deux fois par semaine (une en activité d'endurance et une en activité de renforcement musculaire) :
Initialement : tester la force maximale des groupes musculaires que vous désirez travailler et déterminer la RM atteinte sans que la fréquence cardiaque ne dépasse 90% de la FMT .
A un mois : Associer un travail en isométrie de tous les muscles ciblés : exercice de six secondes de contraction jusqu'à dix fois par muscle et ce jusqu'à dix fois par jour.
Pour le travail dynamique, débuter à 40-60% (selon la condition physique de base) de la RM en isotonie 8 à 15 répétitions sur 8 à 10 muscles avec augmentation de 10% de la charge chaque fois que l'objectif est atteint.
Placer toujours une semaine de récupération (travail à 50% des résultats obtenus) toutes les six semaines.
A trois mois, à six mois, les mêmes cycles de renforcement se déroulent, les progrès sont notés par une séance test tous les trois mois et les progrès encouragés et félicités.
Attention : Il est important que le patient apprenne à signaler à son médecin ou à l'éducateur toute sensation anormale survenant au cours d'un exercice :
Gêne ou douleur thoracique ou abdominale
Essoufflement anormal
Palpitations
Vertiges, impression de malaise
Obésité :
Pas de contre indication sur les obésités avec IMC<40 sauf complications cardiaques connues.
Privilégier les activités aérobies un peu longues à faible intensité et le renforcement musculaire sans poids.
On distingue deux phases :
Phase d'amaigrissement : 30 min trois fois par semaine à augmenter jusqu'à 150 min par semaine à intensité modérée.
Phase de maintien : ( 6-18mois) 200 à 300 minutes par semaine en intermittent
Diabète : Savoir distinguer type I et type II
Définition : concentration trop élevée de sucre dans le sang (>1g26/l à jeûn). L'insuline est produite par le pancréas c'est la seule hormone permettant au glucose d'être utilisé par les cellules du corps humain. Chez le diabétique, l'insuline ne remplit pas son rôle pour des raisons génétiques et/ou un défaut d'action ou de production. Le glucose s'accumule dans le sang et peut à la longue provoquer des complications ( yeux, reins, nerfs, c½ur vaisseaux
Diabète insulino dépendant type 1 : apparaît dès l'enfance, le pancréas ne sécrète plus d'insuline. Seules des injections régulières d'Insuline permettent le bon fonctionnement de l'organisme. Pas de limitation d'activité physique si le sportif maîtrise la gestion des doses d'insuline en fonction de l'effort, seules des complications de la maladie peuvent contre indiqué certains exercices.
Si la glycémie avant l'effort est >2,5g/l avec cétose certains déconseillent l'activité, ceci est actuellement discuté.
En cas d'hypoglycémie < 0,6g/l, il faut resucrer rapidement le sportif
Les type II non insulino dépendant : apparaît de plus en plus jeune, habituellement vers 40ans aujourd'hui vers 15 ans, il est dû à une insuline inefficace et/ou à la diminution progressive des capacités du pancrréas à sécreter de l'Insuline. Le traitement repose sur le régime amaigrisant, l'exercice physique et la prise de médicaments.
Les risques à l'effort sont surtout les hypoglycémies définies par la Glycémie < 0,60 g/l
• Elles apparaissent chez les:
• Diabétiques sous insuline
• Diabétiques sous sulfamides hypoglycémiants
Les signes liés à la décharge adrénergique sont des signes d 'alarme :
• Sueurs, tremblements, palpitations, paleur.
Ils sont parfois absents, ils faut pour le coach athlé santé savoir reconnaître et repérer les signes d'hypoglycémie et connaître les circonstances favorisantes ( exercice trop intense ou imprévu, repas sauté, dose d'insuline trop élevée, consommation d'alcool sans glucide avec).
• Il faut insister chez le diabétique à la disponibilité de produits de resucrage sur lui ( 15 gr de sucre saccharose : 3 morceaux de sucres, 1 verre de soda, 1 càc de miel ou confiture, 1 pâte de fruit) , au respect de l'autosurveillance glycémique ( contrôler lors des symptômes et 20 minutes après le resucrage puis 2 heures après), à la nécessaire gestion du glucagon et à l'adaptation du traitement : soit les doses d'insuline, soit les sulfamides hypoglycémiants.